Deux petits pas sur le sable mouillé

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Je n'avais plus le temps de lire, je ne prenais pas le temps, plus le temps, jusqu'à ce que je vois l'interview de Anne-Dauphine Julliand sur France 5 lors de la sortie de son livre Deux Petits Pas Sur Le Sable Mouillé et l'envie de le lire. Une histoire terrible d'enfants malades mais l'amour qui se dégageait de cette femme n'avait pas quitté ma mémoire jusqu'à ce que je tienne ce livre dans mes mains quelques semaines plus tard. Peut-être aussi, oui, sans doute, parce que nous avons récemment "perdu" la fille du frère de mon tendre chéri, née trop tôt.

 

Bien entendu, les enfants m'ont demandé ce que racontait le livre et se sont pris d'affection pour ces petites filles et leur grand frère, me demandant des nouvelles chaque fois qu'il me voyait lire. Je me devais donc de répondre à leurs questions et d'expliquer, au besoin. Miléna était bouleversée lorsque j'ai fini le livre, malgré que nous connaissions la fin avant même de commencer ce livre. Sammy était très ému et curieux notamment lorsque le grand frère à demandé à avoir ses soeurs auprès de lui lors de la veillée de Noël et également lorsque ce petit garçon se présente à sa classe en disant :

"Je m'appelle Gaspard ; j'habite à Paris, pas ici. Je suis venu là parce que ma soeur à une leucodystrophie métachromatique et qu'elle va bientôt mourir. Et mon autre soeur qui vient de naître est malade aussi. Mais mes parents et les docteurs de Marseille font tout pour la guérir. Alors, peut-être qu'elle va vivre, on ne sait pas".

Les enfants ont été également touchés lorsque ce petit garçon, réclamait lui aussi à avoir la maladie de sa soeur pour qu'on s'occupe de lui. Nous avons donc beaucoup discuté sur les maladies orphelines, sur la mort en général et celle d'un enfant en particulier. Des thèmes, certes difficiles à aborder avec des enfants, mais néanmoins nécessaires. Dans notre vie, nous sommes finalement assez peu confrontés à la mort d'un être humain. Oui, le cancer tue mais peu aussi se vaincre. Oui, des enfants meurent de maladies incurables mais d'autres, comme eux, ont la chance d'être en parfaite santé. Oui, c'est triste mais c'est bon de ressentir des émotions, même tristes car celles de ce livre sont tellement remplies d'amour. Et comme le dit Gaspard (le grand frère du livre) "La mort c'est pas grave, c'est triste, mais c'est pas grave" en parlant de la mort de son cochon d'inde que sa Maman avait présentée délicatement comme une perte et non comme la vérité crue : la mort.

 

Comment cette Maman aurait-elle pu agir autrement ? Comment n'aurait-elle pas pu, avec son époux, son fils et leurs proches, accompagner sa fille mourante avec tout son amour jusqu'à son dernier souffle ? Une image me vient, celle de mon beau-frère et de sa femme câlinant leur fille après l'avoir débranchée, pouvant l'admirer sans tous ces appareils, la couvrir de bisous, l'accompagnant vers la fin de sa si courte vie...

 

  Je savoure chaque instant d'avoir des enfants si plein de vie. Je suis consciente de la chance que nous avons d'avoir des piot-piots en bonne santé, peut-être encore un peu plus maintenant..

 

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mgaga 03/08/2012 11:36

Quand j'avais lu ce post, j'en avais frémi.. Ca m'a donné envie de lire ce bouquin mais en même temps je suis.. tétanisée.. tellement peur de ce que je vais y trouver.. Mais bon, je me lance.. Je
te dirai ce que j'en ai pensé (si je peux encore parler.. enfin écrire :-)) Biz

sabrina 17/06/2011 22:30


tes mots retracent bien comme ce livre doit être bouleversant.tu as raison,c'est bon d'aborder tout ça avec les enfants,ça fait partie de la vie


Sépi@ 20/06/2011 22:03



Malheureusement oui, la mort fait partie de la vie, pas de l'une sans l'autre. Et puis, les enfants appréhendent différemment cette notion en fonction de leur âge



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