Essaim d'abeilles (+ edit)

  • Dame Olina
  • Nous

Imaginez...

Quelques petites heures de route en voiture, sympathiques. Nous arrivons sur notre lieu de vacances : une maison sur une colline, loin de toute civilisation mais possédant toutes les comodités nécessaires, avec pour seules voisines des vaches. Heureux que nous sommes de notre arrivée, nous ouvrons les fenêtres du rez-de-chaussée pour aérer et nous envoyons Miléna se charger d'en faire autant à l'étage, dans les chambres.

Miléna a peur des araignées. Je dirai même qu'elle est à la limite de la phobie. Détail plus qu'important puisque nous lui devons tous, ou presque tous, notre vie maintenant...

Elle redescend en criant "y'a un nid d'abeille d'au moins un mètre de diamètre derrière la fenêtre de votre chambre". Nous nous précipitons dans la chambre qui nous est aloulée pour, en effet, trouver un essaim d'abeille sur toute la partie entre la fenêtre et le volet, sur quasiment toute la moitié droite. Les murs sont épais dans ces vieilles maison, le nid est donc grand mais également profond.

Vous imaginez la quantité d'abeilles...

Nous sommes restés une semaine avec ce nid qui ne nous a pas génés plus que ça, nous empéchant juste d'aérer directement notre chambre et de profiter de la vue magnifique sur la prairie (dont nous profitions directement au dehors). Les abeilles continuaient tranquillement leur travail sur la colline sans même que nous ne nous en rendions compte. C'est à la nuit venue que l'essaim était le plus impressionnant à observer. En effet, dès que la température baisse, les abeilles rentrent au chaud en s'accrochant les unes aux autres en formant une grappe géante touchant la margelle. Nous les éclairions avec une lampe torche pour les espionner pendant de longs moments. Nous avions trouvé un apprenti appiculteur prêt à récupérer l'essaim mais à la fin de notre séjour et ce n'est qu'après ce moment là que nous avons pris conscience du drame auquel nous avons échappé.

Dernier jour des vacances.

Vers midi, l'apiculteur arrive avec de sa compagne. La première manoeuvre consistait à parvenir à ouvrir le volet de l'extérieur ce qui n'a finalement posé aucun problème. Ensuite, il a fallut qu'il découpe les pains, le plus délicatement possible à l'aide d'un grand couteau. Nous étions tous les 6 derrière la fenêtre en pleine admiration et à filmer et photographier. 2 heures durant nous avons observé ces ouvrières dérangées dans leur lieu de vie. Il y en avait des miliers qui volaient en tous sens et crachaient même leur dard pour certaines tellement elles étaient surprises et désorientées. Nous nous sommes vite rendus compte que la ruchette apportée ne suffirait pas pour stocker les 10 pains décollés.

Nous nous sommes vus contraints de manger à l'intérieur pour la première fois de notre séjour, les abeilles étant partout à l'extérieur. Et comment fait-on pour sortir nos affaires avec toutes ces furieuses prêtes à piquer à la moindre occasion ? Mon cher et tendre a trouvé une protection dans l'établi et a pu ainsi apporter les sacs et valises jusqu'à notre voiture. La compagne de l'apiculteur est allé chercher de quoi protéger également les enfants, non sans que Sammy se trouve piqué à 3 reprises, pourtant dans le chemin menant à la maison, donc loin du nid. Quant à moi, je faisais le ménage, à l'abri. Les abeilles étaient extrêmement agressives et je ne sais toujours pas par quel miracle elles ne m'ont pas attaquée pendant que je filais, à pieds, le plus loin possible au moment de quitter les lieux pour rentrer chez nous. Mon mari s'est fait piquer à 6 reprises dans le cou, sur le front et sous l'oeil et une sur le pied après avoir reposé sa protection, juste le temps d'aller à la voiture à seulement 2 mètres de distance. L'apiculteur nous a dit qu'il estimait à 40 000 le nombre d'abeilles qu'il avait pu récupérer et à 10% de perte. Il a reconnu le caractère dramatique et tragédique de l'ouverture de la fenêtre avant celle des volets.

Nous sommes donc partis, réalisant alors que si Miléna n'avait pas eu cette phobie des araignées, elle n'aurait pas regardé autour de la fenêtre avant de l'ouvrir car l'essaim était presque invisible. La lumière étant très faible dans cette pièce au murs sombres et nos yeux pas encore habitués à cette pénombre, je vous assure que quiconque d'autre que Miléna aurait ouvert cette fenêtre et serait mort.

Oui, mort.

Les pains se seraient arrachés d'un coup et.... Si vous aviez pu voir l'agressivité de ces insectes violement dérangés par l'apiculteur pourtant bien délicat, je vous laisse imaginer ce qui en aurait été pour celui qui aurait ouvert cette maudite fenêtre et aurait dérangé cette colonie. Il aurait hurlé, nous nous serions alors tous précipités et nous nous serions retrouvés tous piqués par ces 40 000 abeilles qui n'auraient pas trouvé d'autre solution que de pénétrer dans la maison, les volets étant fermés, et attaquer toutes les personnes à leur portée.

Quand j'évoquais un drame évité...

Le soir, mon chéri a commencé à se sentir mal, avait des maux de tête, elle lui tournait. Ce n'est pas dans ses habitudes de se plaindre et je peux vous dire qu'à ce moment j'ai eu des craintes car il avait vraiment mauvaise mine. Il a pris un anti douleur, son malaise est passé dans la soirée. Nous avons depuis appris qu'au delà de 3 piqûres d'abeille au dessus du cou il fallait se rendre immédiatement aux urgences.

Imaginez 40 000....

Miléna a faillit mourrir et nous entraîner avec elle dans ce passage vers l'au delà car nous n'aurions pas pu la laisser se faire piquer sans aller vers elle ou un autre de nos enfants, c'est impossible en tant que parent d'assister impuissament à l'agonie de sa progéniture. Nous serions forcémemt allés les rejoindre, et serions décédés nous aussi face à la fureur de 40 000 stressées dardées agressives. Cette histoire a entrainé des anecdotes de la part de nos proches dont une d'une infirmière témoignant du caractère mortel de plusieurs piqûres d'abeilles simultanées.

Nous sommes sains et sauf grace à la peur des araignée de Miléna :

Vive Miléna et vive les araignées sans qui nous aurions trépassés.

Essaim abeilles jaunes 1

La fameuse fenêtre aux volets fermés

Essaim abeilles jaunes 6Essaim abeilles jaunes 4

Ce qui reste de l'essaim après 3 pains retirés et la majorité des abeilles parties

Essaim abeilles jaunes 5Essaim abeilles jaunes 3Essaim abeilles jaunes 2Essaim abeilles jaunes 7Essaim abeilles jaunes 8Essaim abeilles jaunes 9

 

EDIT du 22/9/2014 : j'ai finalement retrouvé les photos de mes "zombies" :

Protection apiculteur 1Protection apiculteur 2

sabrina 22/09/2014 20:19

équipés mes zombis et valait mieux d'ailleurs!!

sabrina 19/09/2014 22:29

ce sera un souvenir méga marquant de vos vacances!!

Dame Olina 25/09/2014 10:25



de nos vacances et de notre vie !!!



Miléna 19/09/2014 18:55

Aaaah ! C'est vrai que raconter comme tu l'as fait c'est effrayant ! Je me suis même imaginée morte ... Brrrr, ça donne des frissons !

sabrina 18/09/2014 12:47

je suis terriblement impressionnée!!
et je t'avoue que je ne pensais pas qu'elles pouvaient piquer si facilement quand elles sentent agressées

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